L'autruche

Jean-François Martin et Suzanne Côté

 

C’était la troisième fois en un mois qu’Ernest Malami demandait à parler au Directeur. Cette fois, des rires étouffés l’avaient accompagné tandis qu’il traversait les locaux de l’administration. La Secrétaire l’interrompit en lui expliquant que M. le Directeur était en réunion et qu’il ne pouvait pas le recevoir.

«Veuillez prendre rendez-vous pour une prochaine fois. 

– Écoutez, je dois absolument parler à M. Melville.

– M. Malami, vous savez combien nous estimons votre travail, mais...


– Oui, hé bien il se trouve que mon travail est perturbé. Je ne peux plus... dans ces conditions... Cette aberration doit immédiatement cesser !»

Premier livre de Jean-François Martin à La Pastèque sous la plume de Suzanne Côté.  Un livre ovni, une nouvelle illustrée extraordinaire sur ce qui abrite l’intérieur...

ISBN 978-2-923841-37-3 - Format 19,1 x 25,4 cm - 42 pages - impression en quadrichromie - couverture cartonnée - juin 2013 - 16,95$

(14 euros)- Disponible 

Jean-François Martin est né à Paris en 1967. Il entre à seize ans à l’école de la Rue Madame, puis intègre Olivier de Serres, l'École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Arts. À vingt ans commence une carrière de directeur artistique chez Bayard Presse, qu’il abandonne au bout de quelques années pour devenir illustrateur. Il travaille à la fois pour l'édition (Thierry Magnier, Autrement, Albin Michel, Flammarion, Milan, Hélium...) et la presse, en France (Libération, Télérama, Le Monde, XXI...) et à l’étranger (The New Yorker, The Guardian, The Washington Post, Time Magazine, The Wall Street Journal, Business Week, L'Actualité, The Boston Globe, The Progressive...). Jean-François Martin fait aussi parti du collectif de graphistes 2 œufs bacon p’tites patates. Il est en outre le lauréat du Bologna Ragazzi Award pour l’album fiction 2011 et du Grand Prix de l’Illustration de Moulins 2012. Son travail a de nombreuses fois figuré dans American Illustration.

Suzanne Côté est née au siècle dernier dans une immense forêt sans commencement ni fin balafrée d’une longue rivière toute noire dont les glaces grinçaient joyeusement l’hiver dans un bruit apocalyptique, loin de tout, de la littérature, aussi, même s’il est vrai que sa mère parlait une langue inventée et que son père avait lu et relu tout Nietzsche. Au final, c’est à la littérature qu’elle doit d’avoir suivi une certaine route, parmi tous les chemins possibles, allant d’écoles en plus grandes écoles, de villes en plus grandes villes. Elle n’a pas trop mal commencé mais compte mieux finir.

© 2019 par La Pastèque.

102 avenue Laurier Ouest, Montréal

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